Un chat à plumes

Lundi 28 septembre 15 à 15:55

En ce moment, c'est difficile. Je ne suis pas bien dans ma peau, pas bien dans ma tête, pas bien dans mon boulot. 

J'ai l'impression générale d'être une sous-merde, que ma vie part en live et que je ne peux rien faire pour l'empêcher. 

Je n'arrive pas à gérer mon argent, je n'arrive plus à mettre de côté. 

Sentimentalement, je suis seule. Ce n'est pas un mal en soi, mais quand tout ton entourage autour de toi construit sa vie, à 2, c'est difficile de se sentir à la traîne... et surtout, la solitude est douloureuse. 

Amicalement, en ce moment, c'est prise de tête sur prise de tête. Quoique je fasse, quoique je dise, les choses se retournent contre moi. 

J'essaie de faire de mon mieux pourtant. Mais c'est peut-être ça le problème. A vouloir tout faire pour que tout le monde aille bien, pour bien s'entendre avec tout le monde, on finit par y perdre son identité. 
Ce que je fais est mal interprété, je vis ça comme un échec, comme une trahison. On m'en veut, et tout ce que j'ai envie de hurler c'est "non mais sérieux, avec tout ce que je fais pour vous, comment vous pouvez me prêter des intentions pareilles ?!". 

L'interprétation, mon fléau. Quand je me donne à fond dans mon travail, je suis une arriviste. Quand je suis amicale et chaleureuse, je deviens une aguicheuse. Au final, tout le monde se méfie de moi alors que je suis la personne la plus franche, honnête et transparente qui soit. 

Plus on dit les choses, plus les gens imaginent que vous avez une arrière-pensée. 

J'ai cette obsession du contrôle. Que tout aille comme je l'ai décidé. Que ma arrière se passe bien, que tous mon entourage aille bien, grâce à moi, et que tout le monde me voit exactement comme je me vois. 

Sauf qu'évidemment, ce n'est pas possible. Et quand cette vérité me frappe en plein visage, je n'ai qu'une envie : contrôler encore plus. 

La seule chose que l'on contrôle, c'est son corps. Cette enveloppe de chair, à qui on peut choisir de faire du bien ou du mal. 

On peut réduire mon coeur, mon moral et mon estime de moi en charpie. Mais je suis la seule à avoir le contrôle de mon corps. 

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Jeudi 10 septembre 15 à 21:51

Il semble que l'été soit terminé. Il est passé bien trop vite à mon goût, et pourtant, je n'ai pas eu de vacances. 

Avec la rentrée pour la plupart des gens, le retour au quotidien. Je sors moins, j'en ai moins envie. Je réalise aussi que financièrement, il serait peut-être sage de se calmer un peu. 

2 personnes sont sorties de ma vie récemment. Des personnes que je croyais immensément importantes à mes yeux et pour lesquelles je pensais l'être également. Le fait est que je n'accepte pas qu'on essaie de me contrôler, ou de me dicter ma conduite. Qu'on me juge, sur des présomptions et des on-dit. 

Je change, j'évolue. Je fais des expériences, des choix. Je ne pense pas être une mauvaise personne. J'estime que je fais de mon mieux pour rendre mon entourage heureux et pour éviter de blesser les personnes que j'aime. Maintenant, je ne suis pas parfaite. J'ai moi aussi le droit de faire des erreurs, de trébucher parfois. J'estime que je ne dois pas être condamnée pour cela. Pour ma part, je pardonne beaucoup aux autres. Je leur trouve des excuses, j'écoute leurs explications. C'est peut-être naïf, mais j'attends autant de compréhension en retour. 

Il y a peu de défauts que je ne supporte pas chez autrui. La jalousie en fait partie. C'est quelque chose qui peut vraiment me faire sortir de mes gonds. J'estime qu'une personne jalouse (entendre excessivement jalouse) ne me fait pas confiance, ou ne fait pas confiance à la personne qui suscite sa jalousie. Et ça, moi, que ce soit en amitié ou en amour, ça ne passe pas. Sans confiance, il n'y a pas d'amitié/d'amour. Ce n'est rien de plus qu'une relation de façade, un acte de sociabilité en public.

Alors très bien, c'est tout ce qu'auront ces personnes. Des sourires de façade, de politesse. Je ne les déteste pas, mais je suis déçue par leur comportement. Par leur manière d'agir, de raisonner. 

Je les croyais plus matures, plus sensées, moins influençables. 

Tant pis, je ferai sans. 

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