Un chat à plumes

Vendredi 22 avril 11 à 18:32

C'est donc la mononucléose. 

Je suis arrêtée jusqu'au premier mai. Et je me sens de plus en plus mal. Mon homme essaie de m'entrainer pour que je me bouge, que je sorte, fasse des choses... mais si ça me fait du bien sur le moment, j'en paie très rapidement le prix. J'ai de plus en plus souvent mal au ventre et à la tête, et chacune de ses sorties me fait ensuite dormir durant des heures.
Je n'ai pas pu souhaiter de bonnes vacances à ma classe, que je ne reverrais plus avant septembre. Je ne suis pas sûre de pouvoir attaquer mon stage en mai. Tout est incertain, et je me sens assez minable. J'essaie de me forcer à faire des choses, j'me fais violence pour faire un peu de ménage, préparer à manger... et je me suis bien faite engueuler par l'interniste que j'ai vu à l'hôpital mardi. "Vous êtes épuisée. Votre corps n'en peut plus, accordez-lui un peu de repos !". Elle m'a fortement suggérée d'arrêter de travailler. "Vous êtes déjà d'une petite constitution, il ne faut pas trop vous en demander, même si c'est frustrant...". Ah ça oui, c'est frustrant. Insupportable même. Je dors, et dès que je me réveille, je suis de nouveau fatiguée. Mon homme se moque de moi. Il ne peut pas vraiment comprendre je suppose. Et c'est dur à vivre. Etre cloitrée comme ça et n'avoir le droit de ne faire aucun effort. Lire me fatigue énormément, et me fait mal aux yeux. Pourtant, en ce moment, je lis Tara Duncan, ce n'est quand même pas d'une complexité à toute épreuve !
 
Et mon homme qui veut toujours sortir, encore et encore... ça me tue. J'ai du mal, à me tenir debout, à garder les yeux ouverts, à monter ou descendre les escaliers... j'essaie de faire bonne figure, concentre mes forces quand je suis avec mes amis pour ne pas être trop pitoyable. Mais franchement, si je m'écoutais, je ne quitterais pas le lit de la journée.

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Samedi 16 avril 11 à 20:10

Si j'avais une bonne connexion internet, j'aurais craqué et repris un abonnement à City of Heroes. Au lieu de ça, je profite de l'abonnement à Megavideo pour regarder non stop Darker than Black et Glee. Mais comme j'ai bientôt terminé les deux, il va falloir que je trouve autre chose. 

J'aimerais me remettre au RPG, parce que ça me manque d'écrire et d'échanger avec d'autres personnes dans des mondes imaginaires. Cela me permettrait de m'évader un peu de ce quotidien morne et ennuyeux. Heureusement pour moi, j'ai un homme génial, qui fait tout pour apporter un peu de soleil dans mes journées et me faire oublier que je suis impotente. Non franchement, même pour moi, qui apprécie d'avoir un peu de temps pour ne rien faire, je craque là. Avoir du temps, c'est génial... quand on peut en profiter pour faire ce qu'on n'a pas le temps d'ordinaire !

J'ai été faire quelques courses au Carrefour Market qui se situe à 5 min de l'appartement... et je suis épuisée. Passer un coup d'aspirateur ? Ok, mais en plusieurs fois. Faire la vaisselle ? Pas trop longtemps, mes jambes ne tiennent pas la position debout. 

Franchement ? C'est naze. Je suis comme un lion en cage. Si encore j'arrivais à lire ! Je pourrais employer mon temps intelligemment, en étudiant ou même, en bouquinant pour le plaisir ! Mais non, j'ai même du mal à lire vos articles.

Je ne prends même plus soin de moi. Je me coiffe à peine, m'habille avec ce qui me tombe sous la main, quant à me maquiller, n'en parlons pas. Et puis, j'en ai marre de pleurer ou de m'agacer pour rien. Je suis à fleur de peau. 

J'ai hâte que tout ça cesse. Surtout que deux semaines sans travailler, ce n'est pas rien. 
 
Si vous avez des suggestions de films/séries/animes à voir, profitez-en, c'est le moment. Si j'étais chez moi, je pense que j'aurais décopatché toute la maison (oui, j'adore le décopatch, ça me détend). 
Si vous avez des forums RPG à me conseiller, je prends avec plaisir également. 


Et sinon, une question comme ça, qui n'a rien à voir (mais vous avez intérêt à répondre, afin que les notifications de mails égayent un peu ma journée) :

Quel est votre objectif dans la vie ?

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Mercredi 13 avril 11 à 14:36

Je suis allée chez le médecin hier. Il s'avère que je n'ai pas de mononucléose. La vérité, c'est qu'il n'a aucune idée de ce que j'ai. Je suis donc de nouveau arrêtée, jusqu'à mardi prochain, jour où j'ai rendez vous à l'hôpital pour une consultation. Je trouve ça assez flippant. Même si mes examens sanguins sont tout à fait normaux, ce qui est censé me rassurer, je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter. Car si mon problème n'est pas visible dans mon sang, de quoi s'agit-il ? 
De plus, j'ai horreur des hôpitaux. Je n'y vais jamais. Même pour rendre visite, j'évite au maximum. C'est plus fort que moi, ça me fiche la trouille. Et là, savoir que je vais devoir y aller la semaine prochaine... ça m'angoisse. J'ai peur de ce qui va découler de ce rendez-vous. Parce que si un médecin n'est pas capable de trouver ce que j'ai... c'est que ça doit être un peu grave, non ?

Et je culpabilise. De ne plus aller en cours, de ne plus aller travailler. Bien sûr, j'ai réussi à mettre de l'argent de côté depuis que je travaille, ce n'est donc pas vraiment un problème en soi, mais cet emploi, aussi désagréable qu'il soit, m'apporte beaucoup. Et me manque presque. Oui ça me manque de voir des tas de gens différents, de plaisanter avec les collègues, de me dépasser, toujours plus. Si je ne suis pas connue pour être la plus rapide, on me reconnaît au moins mon sens du travail d'équipe, de l'entraide, et de la motivation. Après tout, je n'ai jamais hésité à rester à prendre des heures ou à rester plus longtemps pour aider des collègues dépassés alors que j'avais été autorisée à partir. Et ça me fait du bien qu'on me reconnaisse ce genre de qualité, même s'il est très frustrant de rester un "boulet" parce que je suis l'une des plus lentes. 
Quant aux cours, camarades et professeurs prennent de mes nouvelles, ça me fait chaud au coeur, et je dois bien avouer que même si je ne cesse de me plaindre de l'ambiance scolaire et répressive du lycée, étudier me manque. J'aime apprendre, et ce n'est pas avec le cerveau ramolli que j'ai actuellement que je suis capable de retenir quoi que ce soit. 

En attendant, je dors, encore et toujours. Je fais des cauchemars, encore et toujours. Et les journées sont longues, longues...

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Mercredi 6 avril 11 à 23:24

Asthénie, symptôme viral aigu.

Autrement dit, peut-être une mononucléose. Pas sûr, peu probable même car je n'ai que peu de symptômes (asthénie, ganglions, perte d'appétit, sommeil troublé). Prise de sang demain matin, histoire de. Ce n'est peut-être qu'une anémie au fer. Sans doute plus probable. 

Pour ceux qui se demandent ce qu'est l'asthénie, c'est une fatigue générale du corps, qui ne passe pas avec le repos. Pour preuve, j'ai dormi plus de 24h en deux jours et je suis toujours aussi épuisée. Pourtant, j'ai du mal à dormir. J'ai un sommeil agité, je fais des cauchemars, je me réveille sans arrêt. Bref. 

 
C'est la merde. 
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Lundi 4 avril 11 à 19:01

Qu'est ce qui fait un bon ami selon vous ?

J'me pose la question, parce que pour ma part, je réalise que j'ai de moins en moins de contacts avec mes amis.

Je remets également en question pas mal de ces amitiés. 

C'est vrai, je suis capable de rester très longtemps sans voir mes amis. Cela ne me pose pas vraiment de problèmes. Un simple sms de temps en temps, un petit mot sur facebook, même une pensée, ça me suffit. Pour moi, tant que j'pense à quelqu'un, c'est qu'il compte pour moi. Même si on ne se voit pas durant un an, même si on ne prend pas de nouvelles durant des mois. 

Depuis quelques temps, je réalise paradoxalement que je ne sais pas trop sur qui j'peux compter. J'ai toujours été quelqu'un entouré de beaucoup d'amis. Mais alors, vraiment beaucoup. Est-ce que c'est parce que je grandis que ce cercle se restreint ? Mes amis de toujours et moi prenons des chemins différents, qui font que nous n'avons plus en rien en commun ? Le béton qui me liait à certaines personnes depuis peut-être 5 ans ou plus d'effrite lentement. Des personnes avec qui je n'avais jamais eu le moindre différend commencent tout à coup à m'exaspérer. Peut-être que c'est tout simplement mon caractère qui se forge ? Qu'avec le temps, j'ai appris à ne plus vouloir être aimée de tout le monde, et que je commence à être capable, moi aussi, de ne plus aimer tout le monde ? Mon caractère commencerait-il à s'affirmer, de sorte qu'il me paraît difficile de me lier avec des personnes qui sont trop différentes de moi ?

C'est assez étrange comme sentiment, comme si je perdais peu à peu ceux qui avaient été mes piliers... mais que cela ne me fasse rien. Alors que je comptais une vingtaine de personnes vraiment importantes, je pense que désormais je pourrais difficilement en atteindre dix. Certaines se sont ajoutées, beaucoup d'autres se sont retirées. 

J'ai certes coupé récemment les ponts de façon assez violente avec celle dont j'ai longuement parlé sur ce blog. Je pense que les autres "ruptures" se feront plus naturellement. Car c'est comme ça que cela se déroule normalement, non ? On s'éloigne, de plus en plus, jusqu'à finalement ne se contacter que pour se souhaiter un joyeux anniversaire sur facebook, et encore. Mais cela se fait naturellement, sans douleur, sans dispute. Avec elle c'était différent, fallait que ça pète, d'une manière ou d'une autre. J'voulais qu'on soit sur la même longueur d'ondes, qu'elle ne pense pas justement que j'étais ce genre d'amie qu'on ne peut contacter que de temps à autre alors que de mon côté c'était plutôt une rupture définitive. 

Je pense que j'ai de la chance d'avoir ces amis qui sont toujours là même si on ne prend pas souvent de nouvelles. Souvent parce qu'on a chacun une vie très chargée. Je pense principalement à mon Neutron, mon Choubis ou ma Zum's. A MDFR également, pour des raisons différentes. Chacun, à un moment ou à un autre, a su être présent au moment clé. Choubis et ma Zum's lorsque je suis sortie de l'hôpital, MDFR durant que j'y étais. Mon Neutron a toujours été là par la suite, en live ou à distance. Toujours au taquet pour répondre à mes sms quand ça n'allait pas, pour trouver les mots qui comptent. 


Mais quel genre d'amie je suis, moi ? C'est vrai que je ne suis pas de celle qui prend des nouvelles régulièrement. Quand je contacte quelqu'un, en général, c'est pour une raison en particulier. Je ne vais pas trop vers les gens, j'ai plutôt tendance à ce qu'on vienne vers moi. Et dans une conversation, si la personne ne me parle d'elle, je ne vais pas trop creuser pour la faire parler. J'aime pas. Je suis le genre qui peut s'agacer assez rapidement si la relation ne me convient pas. Je ne garde rien dans ma vie. Je n'entasse pas les choses inutiles. Du coup, cela vaut aussi pour les relations qui ne m'apportent rien. 

Est-ce que ça fait de moi une mauvaise amie ? Et puis, c'est quoi, un bon ami ?
 

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