Un chat à plumes

Mardi 14 juillet 15 à 23:36

J'ai besoin d'aide. 

Ca ne va pas. Je suis sous anti-dépresseur depuis maintenant 2 mois et je ne ressens pas d'amélioration. J'ai l'impression qu'à chaque fois que je sors la tête de l'eau, quelq'un m'y enfonce plus profondément. 

Je n'ai pas besoin d'un psy. Parce que je n'ai pas perdu ma raison. D'un point de vue raisonnable, censé, réfléchi... je n'ai pas de raison d'être malheureuse. J'ai des amis géniaux, un travail qui me plaît avec un salaire raisonnable même si je souffre d'un burn-out car je me mets moi-même une pression de réussite intense, une famille que j'adore, un chat fou de moi, la sécurité financière, un appartement et une voiture que j'aime... 

Tout pourrait aller pour le mieux. Mais non, ça ne va pas. 

Je souffre à un point où j'ai envie de me faire souffrir physiquement pour oublier la souffrance intérieure. Or, je me suis à moi-même promis il y a des années de ne plus jamais faire ça. Que la vie était trop belle, trop importante pour se faire du mal volontairement. Je me suis promise de respecter la vie et je me tiens à cet engagement depuis autant que possible. Il est facile à tenir en ce qui concerne les autres, mais pour moi-même... 

J'ai envie de me faire mal. Mes larmes sont bloquées. Je retrouve cette sensation que j'éprouvais alors, cette petite voix qui me dit "tu verras, ça te fera du bien"... et c'était vrai, j'allais mieux après. Mes larmes pouvaient enfin sortir, la souffrance intérieure s'effaçait pour laisser place à la souffrance physique, tellement plus facile à supporter et à gérer... 

C'est une drogue, une dépendance comme une autre, et j'ai été dépendante de cette souffrance. Comme certains trouvent du réconfort dans la cigarette, l'alcool, ou le chocolat.

Aujourd'hui, j'ai envie de me faire mal, car les sentiments que j'éprouve sont stupides, ils n'ont aucune logique, aucun sens... je n'ai par conséquent aucun moyen de les contrôler ou de les faire disparaître. 

Je vous en prie, aidez-moi à ne pas céder, je ne veux pas retomber dans cette spirale infernale... 

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Dimanche 8 mars 15 à 21:49

Serait-il possible que l'amour soit comme une sorte de cancer ? Peut-on mourir de trop aimer ?

Je pense que, pour toute personne qui me connaît, vous le savez, je suis un être d'amour. Je suis une personne qui est faite pour aimer. 

Je suis quelqu'un qui, en toute circonstance, prône l'amour. Pour moi, l'amour est plus important et plus fort que tout. Je parle de l'amour en général. Envers sa moitié, ses amis, sa famille. Sans amour, il n'y a pas de sens à la vie. 

Mais à toujours vouloir aimer sans retenue, sans limite, sans protection, on finit par se brûler les ailes... Et... je ne sais pas. Dans les bons moments, ou même dans les moments un peu difficiles, je me dis que le jeu en vaut la chandelle. Que pour aimer sincèrement, il faut accepter de souffrir, parfois. 

Mais dans des moments comme maintenant, quand j'essuie la 4ème rupture difficile en un an, je finis par me poser la question. 

Ne vaudrait-il pas mieux une vie plus lisse ? Sans passion, sans amour ardent, mais aussi destructeur ? 

Je n'ai pas envie d'être un robot, ce n'est pas moi. Mais je n'en peux plus de passer mon temps à me rafistoler au sparadrap. Les "tu en ressortiras plus forte" ou "au final tu ne retiendras que les bons souvenirs", je peux plus. 

Et pourtant, être toute seule, je ne sais pas faire. Ca m'effraie, ça m'angoisse. Ca me terrifie, me pétrifie. Je ne suis pas une personne qui sait vivre seule. J'ai besoin d'aimer, de partager pour me sentir exister. 

Alors oui, je sais, être toute seule me fera du bien. Ca m'apprendra à vivre pour moi, sans contrainte, sans sacrifice, sans personne pour me faire mal. 

Mais du coup, je suis perdue. Perdue entre qui je suis, qui je veux être. Ce que je veux et ce qui est bon pour moi. Ce que je veux faire et ce qu'il faudrait faire. 

J'ai le coeur en miettes et le cerveau vide. 

 
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Jeudi 6 mars 14 à 22:57

 
J'aurais juste envie de crever tellement j'ai mal. 

Je n'en peux plus de passer de l'absence totale d'émotion à la douleur fulgurante. 

Il me manque. Il me manque terriblement. 

Je sais, je sais qu'il faut se projeter, se dire que je surmonterai ça, que rien n'arrive par hasard, que finalement, c'est mieux pour moi. 

Je l'entends tout ça, mais je ne peux pas l'accepter. Cet homme, je me voyais faire ma vie avec lui. Je nous voyais nous marier, avoir des enfants. J'étais prête à tous les sacrifices pour lui. 

Et aujourd'hui, il ne m'aime plus. Je ne lui manque plus. Je ne suis rien de plus qu'une colocataire. 

J'ai mal. 

Je ne sais pas quoi faire. 
 
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Mercredi 19 février 14 à 1:28

Il m'aura fallu une semaine pour réaliser que je t'aimais de tout mon coeur. 
Une semaine pour réaliser que nos différends n'étaient rien. 
Une semaine pour retrouver l'espoir que les choses s'arrangent, et qu'on trouve une solution, ensemble. 
Une semaine pour être convaincue qu'on était faits l'un pour l'autre. 

Il t'aura fallu une semaine pour réaliser que tu ne m'aimais plus. 
Une semaine pour balayer 4 ans d'un revers de la main. 
Une semaine pour ne plus éprouver la moindre affection, le moindre regret à mon égard. 
Une semaine pour tourner la page. 

Ton indifférence me tue. Ta colère me détruit. Ton ignorance m'empoisonne. 

J'ai le sentiment qu'on m'a enfoncé un poignard dans le coeur. Je n'ai, sincèrement, jamais éprouvé une telle douleur de toute ma vie. J'ai l'impression que rien ne pourra la faire disparaître, à moins qu'on m'arrache le coeur de la poitrine. 

Si je n'avais pas juré, ce soir, je me serais entaillée la chair à coups de lame de rasoir. Comme avant. C'est, à ce jour, le seul moyen que j'ai trouvé pour exorciser ma douleur. Mais j'ai juré. Alors je pleure. 

On ne m'y reprendra plus. Moi, qui vivait dans un monde arc-en-ciel, ce monde s'est éteint. Je viens de perdre ma foi en l'amour, en l'être humain. 

Je ne voulais pas dire ces mots, je ne voulais pas inquiéter mes proches qui me liront. 

Mais je m'en fous. J'ai mal. Je voudrais qu'il suffise d'un interrupteur pour effacer toute trace de sentiment en moi. Qu'il ne reste plus qu'un vide béant à a la place de cette douleur perçante. 

Je ne pensais vraiment pas mériter ça. J'ai laissé tellement de secondes chances, que je pensais que j'y aurais droit en retour. Elle vient de m'être refusée. 

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Samedi 15 février 14 à 22:11

Voilà plusieurs mois qu'on se disputait. 
Voilà plusieurs mois qu'à chaque dispute on se menaçait : "Si ça recommence, on arrête tout !"
Voilà plusieurs mois que la rancoeur et la rage montait en chacun de nous. 
Voilà plusieurs mois que la colère prenait peu à peu le pas sur la tendresse. 
Voilà plusieurs mois que nos vie prenaient des chemins de plus en plus différents. 
Voilà plusieurs mois qu'on ne parvenait plus à se projeter l'un avec l'autre. 

Voilà plusieurs semaines qu'on ne se parlait plus. 
Voilà plusieurs semaines que l'épée de Damoclès était au-dessus de nos têtes. 
Voilà plusieurs semaines qu'on se demandait : "Et maintenant, qu'est ce qu'on fait ?"
Voilà plusieurs semaines que je me disais que les sentiments ne font peut-être pas tout. 
Voilà plusieurs semaines qu'on se disait qu'on se faisait peut-être plus de mal que de bien. 
Voilà plusieurs semaines que la communication était rompue. 

Voilà plusieurs jours que la décision, il l'a prise. 
Voilà plusieurs jours que j'ai l'impression qu'on m'a arraché le coeur. 
Voilà plusieurs jours que je me demande si c'était vraiment la solution. 
Voilà plusieurs jours que je me dis que, de toute façon, qu'est ce qu'on pouvait faire d'autre ?
Voilà plusieurs jours que je me demande ce qui m'attend maintenant. 
Voilà plusieurs jours que j'ai l'impression que je ne pourrais pas ouvrir mon coeur à nouveau de sitôt. 


Voilà plusieurs heures que je réalise que, maintenant, je suis seule. 

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