Un chat à plumes

Samedi 12 avril 14 à 23:27

Je t'aime mais je te hais. 

La journée, je gère à peu près. Je souffle le chaud et le froid. Certains jours je n'ai pas envie de te parler, je t'envoie bouler, chacun de tes gestes me hérisse le poil, je te mordrais si je m'écoutais. A d'autres, on plaisante un peu, on discute, mais ton sourire est du poison pour moi. 

La nuit je rêve, de toi, de nous. Et le réveil se fait alors dans les larmes et la douleur. 

Aujourd'hui je réalise que tu es un Connard. Oui avec un grand C. Tu m'as quittée parce que tu es égoïste. En 4 ans, tu n'as jamais pensé qu'à toi. C'était toujours toi avant tout, toi avant nous. Chacune de tes décisions, tu les as toujours prises pour toi. 

L'amour, c'est savoir fait passer l'autre avant soi, on m'a dit ça il n'y a pas très longtemps. Je comprends donc que, malgré les apparences, tu ne m'as jamais aimé. Tu as aimé le reflet que tu avais de toi dans mes yeux, très probablement, mais pas moi. Parce que tu ne m'a jamais fais passer en première. Tu n'a jamais fais quelque chose de désintéressé pour moi. 

Cela fait 2 mois maintenant que tu as pris ta décision. Et tu vas bien, tu es heureux, heureux d'être libre, heureux de ne pas avoir de comptes à rendre. Moi je souffre à en crever, je fais ce que je peux pour faire bonne figure. J'attends le déménagement avec impatience. 

Tu veux qu'on soit amis, mon Connard. Mais sache que c'est impossible. J'ai trop de haine envers toi, trop de rancoeur. Pour tourner la page, j'ai besoin de rayer ton visage de ma mémoire. Une fois que nous aurons quitté cet appartement, je veux que tu quittes ma tête et mon coeur. Je veux t'oublier, ne plus jamais entendre parler de toi. Oublier que j'ai donné 4 ans de ma vie à quelqu'un pour qui je ne comptais pas. 

Je dis pas que tu l'as fais exprès. T'es un Connard, mais un peu sans le vouloir. Je doute pas que t'y as cru, que tu m'aimais. T'es tellement influençable, ça ne m'étonnes pas tant que ça que tu te sois approprié mes sentiments. 

Moi je me suis accrochée, en me disant que cet égoïsme, il finirait par passer. Que le toi deviendrait nous. T'es un Connard parce que tu m'as fais perdre mon temps, t'as bien pris le temps de t'approprier tout mon coeur pour ensuite le détruire de l'intérieur. 

J'ai plus confiance. Ni en moi, ni en les autres. Je fais genre comme ça, je tiens debout grâce à ma colère, mais j'te jure que je suis comme une merde à l'intérieur. 


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Jeudi 6 mars 14 à 22:57

 
J'aurais juste envie de crever tellement j'ai mal. 

Je n'en peux plus de passer de l'absence totale d'émotion à la douleur fulgurante. 

Il me manque. Il me manque terriblement. 

Je sais, je sais qu'il faut se projeter, se dire que je surmonterai ça, que rien n'arrive par hasard, que finalement, c'est mieux pour moi. 

Je l'entends tout ça, mais je ne peux pas l'accepter. Cet homme, je me voyais faire ma vie avec lui. Je nous voyais nous marier, avoir des enfants. J'étais prête à tous les sacrifices pour lui. 

Et aujourd'hui, il ne m'aime plus. Je ne lui manque plus. Je ne suis rien de plus qu'une colocataire. 

J'ai mal. 

Je ne sais pas quoi faire. 
 
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Lundi 24 février 14 à 15:28

C'est fou, le genre de réaction que peut avoir le cerveau face à une émotion qu'il ne contrôle pas. Cette capacité que nous avons à compartimenter les choses.

Grâce à cela, je suis devenue l'héroïne de mes séries préférées. 

Dans Desperate Housewives, Bree explique à Susan que fasse à une émotion qu'elle ne souhaite pas dévoiler en public, elle s'imagine une boite. Elle se voit mettre cette émotion dans une boite, puis la ranger dans une armoire, qu'elle ferme à clé. Ainsi, elle se détache totalement de cette émotion.

Dans The Vampire Diaries, les vampires ont la possibilité "d'éteindre" leur humanité, de faire disparaître toutes leurs émotions grâce à une sorte "d'interrupteur" intérieur. 

Je crois que c'est ce que je viens de faire. Après avoir passé quelques jours complètement anéantie, je me suis dis que je ne pouvais plus continuer comme ça. Que je ne pouvais pas me permettre de me laisser envahir par la douleur. 

Alors j'ai tout éteint. Mes sentiments, mon cerveau. J'ai décidé de ne plus réfléchir, de ne plus penser. Quel meilleur moyen de mettre fin à une souffrance que se convaincre qu'elle n'existe pas ?

C'est fou mais ça fonctionne. Pour combien de temps, je ne le sais pas. Mais au moins pour l'instant, je ne m'enfonce pas dans ma tristesse et ma souffrance. Je suis comme en "pause". 

Est-ce la meilleure solution ? Probablement pas. Sûrement parce que ça n'en est pas une. C'est juste un pur déni de la situation. Et quand on stoppe son cerveau et ses émotions, on n'avance pas, on ne guérit pas, on ne se reconstruit. 

Alors certes ce répit ne pourra pas durer. A un moment ou à un autre, il faudra bien que je regarde la réalité en face. Mais pour l'instant, cela me permet de ne pas sombrer, de ne pas souffrir. Alors, cela peut bien durer aussi longtemps que possible, ça me convient. 

D'ailleurs, si cela pouvait durer au moins 3 mois, ce serait parfait. La durée du préavis, le temps minimum qu'il nous reste à vivre ensemble, à cohabiter. Minimum, parce qu'il n'a toujours pas envoyé la lettre de rupture de bail. 

Je ne sais pas comment je dois le prendre ça d'ailleurs. Une ultime hésitation ? Un jemenfoutisme total ?

Peu importe, moi je suis morte à l'intérieur, et ça me va très bien comme ça. 

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Mercredi 19 février 14 à 1:28

Il m'aura fallu une semaine pour réaliser que je t'aimais de tout mon coeur. 
Une semaine pour réaliser que nos différends n'étaient rien. 
Une semaine pour retrouver l'espoir que les choses s'arrangent, et qu'on trouve une solution, ensemble. 
Une semaine pour être convaincue qu'on était faits l'un pour l'autre. 

Il t'aura fallu une semaine pour réaliser que tu ne m'aimais plus. 
Une semaine pour balayer 4 ans d'un revers de la main. 
Une semaine pour ne plus éprouver la moindre affection, le moindre regret à mon égard. 
Une semaine pour tourner la page. 

Ton indifférence me tue. Ta colère me détruit. Ton ignorance m'empoisonne. 

J'ai le sentiment qu'on m'a enfoncé un poignard dans le coeur. Je n'ai, sincèrement, jamais éprouvé une telle douleur de toute ma vie. J'ai l'impression que rien ne pourra la faire disparaître, à moins qu'on m'arrache le coeur de la poitrine. 

Si je n'avais pas juré, ce soir, je me serais entaillée la chair à coups de lame de rasoir. Comme avant. C'est, à ce jour, le seul moyen que j'ai trouvé pour exorciser ma douleur. Mais j'ai juré. Alors je pleure. 

On ne m'y reprendra plus. Moi, qui vivait dans un monde arc-en-ciel, ce monde s'est éteint. Je viens de perdre ma foi en l'amour, en l'être humain. 

Je ne voulais pas dire ces mots, je ne voulais pas inquiéter mes proches qui me liront. 

Mais je m'en fous. J'ai mal. Je voudrais qu'il suffise d'un interrupteur pour effacer toute trace de sentiment en moi. Qu'il ne reste plus qu'un vide béant à a la place de cette douleur perçante. 

Je ne pensais vraiment pas mériter ça. J'ai laissé tellement de secondes chances, que je pensais que j'y aurais droit en retour. Elle vient de m'être refusée. 

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Samedi 15 février 14 à 22:11

Voilà plusieurs mois qu'on se disputait. 
Voilà plusieurs mois qu'à chaque dispute on se menaçait : "Si ça recommence, on arrête tout !"
Voilà plusieurs mois que la rancoeur et la rage montait en chacun de nous. 
Voilà plusieurs mois que la colère prenait peu à peu le pas sur la tendresse. 
Voilà plusieurs mois que nos vie prenaient des chemins de plus en plus différents. 
Voilà plusieurs mois qu'on ne parvenait plus à se projeter l'un avec l'autre. 

Voilà plusieurs semaines qu'on ne se parlait plus. 
Voilà plusieurs semaines que l'épée de Damoclès était au-dessus de nos têtes. 
Voilà plusieurs semaines qu'on se demandait : "Et maintenant, qu'est ce qu'on fait ?"
Voilà plusieurs semaines que je me disais que les sentiments ne font peut-être pas tout. 
Voilà plusieurs semaines qu'on se disait qu'on se faisait peut-être plus de mal que de bien. 
Voilà plusieurs semaines que la communication était rompue. 

Voilà plusieurs jours que la décision, il l'a prise. 
Voilà plusieurs jours que j'ai l'impression qu'on m'a arraché le coeur. 
Voilà plusieurs jours que je me demande si c'était vraiment la solution. 
Voilà plusieurs jours que je me dis que, de toute façon, qu'est ce qu'on pouvait faire d'autre ?
Voilà plusieurs jours que je me demande ce qui m'attend maintenant. 
Voilà plusieurs jours que j'ai l'impression que je ne pourrais pas ouvrir mon coeur à nouveau de sitôt. 


Voilà plusieurs heures que je réalise que, maintenant, je suis seule. 

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